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Hasard, holisme et réductionnisme dans les sciences de la vie

22-23 mai 2012, Centre Cavaillès, École normale supérieure, 29 rue d’Ulm

 

Colloque organisé par Charles Wolfe et Jean-Jacques Kupiec
Centre Cavaillès, Ecole normale supérieure, 22-23 mai 2012
(29 rue d’Ulm, 3ème étage)
 
Hasard et holisme en biologie : la juxtaposition des deux premiers termes semble au premier abord surprenante. Le hasard est à la fois un problème vieux comme la philosophie (Aristote, Lucrèce, Diderot), associé à la naissance de la biologie « moderne » (de Darwin aux mutations génétiques), et aujourd’hui fait l’objet d’une réévaluation dans le cadre de projets tant expérimentaux que théoriques suite à la démonstration que l’expression des gènes est un phénomène probabiliste. Le holisme, quant à lui, est un terme quelque peu mystérieux qui désigne, là encore, quelque chose d’ancien (on qualifie diversement Aristote, Hegel ou l’école actuelle de Pittsburgh autour de Brandom et McDowell de « holistes »), une position biologique ou biologico-théorique inspirée de la théorie des systèmes au début du 20e siècle ou, de source différente, l’ « organicisme » d’un Kurt Goldstein. On imagine, et de fait on constate empiriquement que des modèles favorisant le rôle du hasard ont tendance à être plutôt compatibles avec la réduction, ou le « réductionnisme » : une vision selon laquelle pour un Tout donné il y aura toujours des composants sous-jacents qui peuvent eux-mêmes expliquer la fonction globale de ce Tout. Mais il y a rarement eu des tentatives d’articuler ce rapport. Par exemple, un modèle darwinien de hasard-sélection semble être en conflit avec un holisme systémique tel qu’on le trouve dans l’école de Varela, dans les travaux de Robert Rosen qui – mais c’est une analyse à explorer plutôt qu’un constat – reposent sur ou supposent implicitement l’existence d’un centre fondateur, comme un Soi. (Ce postulat semble être absent, a contrario, des travaux actuels du groupe de Alvaro Moreno.) Nous pensons que la juxtaposition de ces deux termes, ou deux familles de préoccupations théoriques (tant ontologiques que méthodologiques, allant de la vision de la pratique scientifique aux fondements implicites et explicites d’une vision de la nature) permet d’y apporter un éclairage nouveau. Ce séminaire comprendra des interventions tant de biologistes, de philosophes et d’historiens des sciences.
 
 
Programme :
 
  • 1ère journée : mardi 22 mai
 
9H : Introduction

9H15 : J.-J. Kupiec, Le holisme et le réductionnisme sont-ils solubles dans le hasard ?

10H15 : Erik Peterson, "Neither camp will have me" : C. Lloyd Morgan, Joseph Needham, J. H. Woodger, and the early-20th century attempt to devitalize holism.

Pause

11H30 : Baptiste Morizot, Simondon et l’ontologie des relations. Holisme et réductionnisme du point de vue de la théorie de l’individuation
 
déjeuner
 
14H : Marta Bertolaso, Towards a Systemic View of the Neoplastic Process

15H : Jean-Pascal Capp, Entre réductionnisme et holisme, une nouvelle approche du cancer basée sur l’expression stochastique des gènes
 
  • 2e journée : mercredi 23 mai
 
10H : Michel Morange, Les concepts de holisme, réductionnisme et hasard sont-ils pertinents pour le biologiste ?

11H : Matteo Mossio, L’organisation comme détermination emergente des systèmes biologiques : variations kantiennes.
 
Déjeuner
 
14H : Pierre-Alain Braillard, Peut-on encore parler de contrôle génétique ?

15H : Charles Wolfe, Hasard, holisme et réductionnisme : tensions dans la conceptualisation du vivant
 
 

 

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