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Séminaire "Lumières sur le doute : regards contemporains sur les sciences, le doute instrumentalisé et l’ignorance produite"

7 juin 2013, 17-19h, Yannick Barthe , "Quand l’incertitude vient du passé : la présomption de causalité"

Toutes les séances ont lieu le vendredi de 17 à 19h.
Lieu : 
Les séances auront lieu dans l’amphithéâtre de PSL* (62 bis rue Gay-Lussac 75005 Paris).
Contact : Mathias GIREL, ENS-Ulm, Centre Cavaillès, USR3308 CIRPHLES, mathias.girel@ens.fr
Mise à jour des informations sur les séances, les salles : http://www.philosophie.ens.fr/-PEPS-CNRS-PSL-Doute-.html
 

Thématique

Le séminaire, co-organisé avec Etienne Klein (CEA-LARSIM, USR CIRPHLES), et s’inscrivant dans le cadre des opérations du Projet PEPS PSL-CNRS "Les sciences, le doute instrumentalisé et l’ignorance produite", se déroule de mi-mars à mi-juin, il permettra de donner un premier panorama sur les thématiques rencontrées dans le cadre du projet.

Ce projet explore une thématique science/société qui reçoit une attention croissante et s’inscrit dans le cadre d’une théorie de la connaissance située, à la frontière de l’épistémologie sociale et de l’histoire et de la philosophie des sciences. Il s’agit de faire le point, à la lumière de travaux récents, sur la « production » de l’ignorance, et en particulier, lors de cette première phase de notre enquête, sur les stratégies d’instrumentalisation du doute à l’égard des sciences. Ces travaux — qui se sont parfois donné le nom d’« Agnotologie » — ont exploré des domaines aussi différents que les stratégies de dénégation de l’industrie du tabac, l’élaboration de la catégorie de « junk science » par les climato-sceptiques américains, ou encore les opérations très concrètes de suppression du savoir (comme dans le cas de la censure ou du secret-défense).

Sans nier la spécificité des processus propres à chaque domaine, et sans prétendre qu’ils épuisent les types d’ignorance qui présentent un intérêt épistémologique, le présent projet examine s’il y a lieu --- ou non --- d’identifier une « boite à outils » sceptique, récurrente dans des débats aussi différents que les procès créationnistes, la définition de l’expertise scientifique, le débat sur le réchauffement, les polluants, le nucléaire…

Programme : 

  •  22 mars 2013 : Présentation, Mathias Girel et Etienne Klein : Lumières sur le doute. Lieu : Salle de conférence, 46 rue d’Ulm. 
     
  • 29 mars 2013 : Alexandre Moatti (Paris VII, Sphère UMR 7219), L’alterscience, remise en cause et instrumentalisation de la science contemporaine.
     
  • 05 avril 2013 : Romain Garcier (ENS-LSH, UMR CNRS EVS), L’espace insondable du doute : approche géographique des incertitudes environnementales provoquées. 

  • 12 avril 2013 : Laura Maxim (CNRS-ISCC), La production du doute : quelques modalités discursives et procédurales.

  • 19 avril 2013 : Stéphane Foucart (Le Monde), La boite à outils des marchands de doute.
     
  • 26 avril 2013 : Paul-André Rosental (Sciences Po, EHESS-ESOP ; INED), Cruelle, universelle, invisible : la silice. La déconstruction de l’opacité comme levier heuristique.

  • 17 mai 2013 : Jean-Baptiste Fressoz (Imperial College, Londres), "Désinhibition moderne et Agnotologie".
    Argument :
    Selon Adorno et Horkheimer, les hommes ont appris à dominer « la nature externe » au prix d’une répression de « leur nature interne » (Adorno et Horkheimer, 1974). L’opposition, héritée de la critique romantique, entre la spontanéité du sujet et l’arraisonnement des êtres naturels, entre la libération du faire par la technique et la répression des sensibilités par la morale, paraît inadéquate. Nous voudrions au contraire comprendre la témérité morale et l’assurance psychologique qui ont été nécessaires à l’artificialisation de la vie et du monde. Pour ce projet, le mot de désinhibition présente un avantage majeur, celui de rassembler les deux temps du passage à l’acte : celui de la réflexivité bien sûr, mais aussi celui du passer outre, celui de la prise en compte du danger et celui de sa normalisation. Historiquement, et là gît la question et le paradoxe de la modernité, les multiples modes de régulation du progrès (les consultations, les normes, l’élaboration de seuils, les procédures d’autorisation) qui visent à connaître et contenir le danger ont pour effet, dans le même mouvement, d’accompagner et de légitimer le fait accompli technologique.
    Parmi les lectures possibles pour préparer la séance, outre l’ouvrage, on pourra consulter : Jean-Baptiste FRESSOZ, « Le vaccin et ses simulacres : instaurer un être pour gérer une population, 1800-1865 », Tracés. Revue de Sciences humaines
     
  • 31 mai 2013, Francis Chateauraynaud (EHESS, GSPR), Des doutes sérieux et des preuves tangibles en régime de controverse. Un détour par les marques épistémiques.
    Attention, changement de lieu : ENS, Paris, 45 rue d’Ulm, Amphi Rataud


  • 7 juin 2013 : Yannick Barthe (EHESS, IMM), Quand l’incertitude vient du passé : la présomption de causalité.

     

Pour s’inscrire sur la liste de diffusion du projet, recevoir les suggestions de lecture, les mises à jour (en particulier pour les salles) : https://lists.ens.fr/wws/subscribe/pepspslignorancedoutesciences

 

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