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Membres du Centre Cavaillès

 

 

 

Stéphanie Dupouy

Les activités de recherche de Stéphanie Dupouy concernent l’histoire et l’épistémologie des sciences psychologiques et médico-psychologiques, de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle, en Europe. Elles portent, d’une part, sur les pratiques d’observation et d’expérimentation, et plus généralement sur la fabrication de l’évidence empirique dans ces sciences ; et, d’autre part, sur l’articulation de ces savoirs à l’histoire des conceptions de l’individu et de la personne morale. Au croisement de ces deux axes, ses recherches se sont notamment intéressées à l’histoire des approches scientifiques de l’émotion et de l’expression émotionnelle. Sa thèse de doctorat, « Le visage au scalpel : l’expression faciale dans l’oeil des savants, 1750-1880 », soutenue en novembre 2007 à l’Université Paris I, sous la direction d’Anne Fagot-Largeault, a étudié les traités sur l’expression des émotions écrits par des anatomistes, des médecins, des physiologistes, et des naturalistes, pour la plupart français ou britanniques, du milieu du XVIIIe au deuxième tiers du XIXe siècle. Ce corpus était envisagé dans la double perspective d’une histoire de l’observation (la thèse étudie en particulier les transformations consécutives à l’introduction de la photographie dans ce champ d’étude au XIXe siècle), et dans la perspective d’une histoire de l’objectivité (c’est-à-dire d’une histoire de la disjonction entre les faits et les valeurs morales, religieuses et esthétiques dans la description scientifique de l’expression). Ce travail est actuellement en cours de publication sous forme d’articles dans plusieurs revues à comité de lecture de langue anglaise et française. Stéphanie Dupouy est également en train d’en faire un livre qui déborde les limites géographiques et chronologiques de sa thèse pour pouvoir inclure les développements de la science de l’expression jusqu’au début du XX^e siècle. Dans le cadre d’un nouveau projet, elle travaille actuellement sur l’expérimentation psychologique en Europe, du milieu du XIX^e au milieu du XX^e siècle — et plus particulièrement sur la question de l’artificialité et des artefacts de la situation expérimentale en psychologie. Ce projet étudie les débats concernant la possibilité, les limites, la spécificité et la légitimité de l’expérimentation psychologique, par opposition à d’autres méthodes de la psychologie telles que l’observation de terrain, la clinique ou encore la méthode historique. Ce projet fera l’objet en 2012-2013 d’une collaboration avec le CIRST (Centre Interuniversitaire de Recherche sur la Science et la Technologie) de l’Université du Québec à Montréal.

Mathias Girel

Mathias Girel mène des recherches sur le pragmatisme et la philosophie américaine, ainsi que sur diverses thématiques de philosophie des sciences, engageant les questions du doute provoqué, de l’ignorance instrumentalisée et du secret. Traducteur de William James (Essais d’empirisme radical) et de Stanley Cavell (Philosophie des salles obscures), il est l’auteur de publications sur James, Peirce, Emerson, Dewey, et prépare, pour la rentrée 2012, les Textes Clés du pragmatisme (Vrin). Les activités de recherches menées à l’ENS engagent des séminaires de Master (Dewey, La science en Procès, par exemple), des cycles de conférences annuels (Pragmatisme en pratique), des colloques internationaux (Dewey, Shusterman) et une opération dans le cadre du Labex TransferS, « Du pragmatisme à la sociologie pragmatique ».
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Jean-Baptiste Joinet

Depuis 20 ans, Jean-Baptiste Joinet conduit en parallèle des recherches en logique et fondements du calcul (à l’URA 753, puis UMR 7126, à Paris 7) et des recherches historiques et philosophiques sur le dialogue entre informatique (théories du calcul) et logique (à l’EA 3562 Paris 1, puis à l’USR 3308 ENS Paris et à l’Institut de recherches philosophique de Lyon, EA 4187 Lyon 3). Ses recherches sont centrées sur les explications interactionnelles de la logique, les théories de la négation et de l’identité, le pluralisme logique, l’épistémologie de l’informatique, ses interfaces avec la physique, la linguistique, la biologie, l’économie. Jean-Baptiste Joinet est responsable d’un programme COFECUB ; coordinateur d’un groupe de recherche interdisciplinaire (LIGC, dix colloques, deux ouvrages collectifs) ; membre actif de deux programmes ANR.
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Jean-Jacques Kupiec

 Jean-Jacques Kupiec mène des recherches interdisciplinaires. Il étudie le vivant (notamment le rôle qu’y joue le hasard) d’un point de vue philosophique, théorique et expérimental. Il s’agit d’une recherche commencée il y a une trentaine d’années lorsqu’il a proposé le premier modèle de différenciation cellulaire reposant sur l’expression stochastique des gènes.

Depuis, il a développé le concept d’ontophylogenèse (l’ontogenèse et la phylogenèse sont les deux faces d’un seul phénomène) à partir des données de la recherche expérimentale et à partir d’une analyse sur l’ontologie de la biologie (plus précisément il s’est attaché à montrer que l’espèce et l’individu ne sont pas réels mais sont deux aspects subjectifs d’une entité primaire unique : la lignée généalogique). Il collabore avec des expérimentateurs et des mathématiciens ou physiciens pour étudier expérimentalement l’expression stochastique des gènes et le développement embryonnaire (Olivier Gandrillon, CNRS, UCB Lyon 1 ; Guillaume Beslon, INSA Lyon ; Andras Paldi, Généthon, Evry ; Bertrand Laforge, UPMC). Dans ce cadre, il a participé à la création d’un consortium qui a obtenu un financement ANR à effet début 2012 (projet Stochagène, ANR-2011-BSV6-014) et dont il est membre du comité de pilotage. Au centre Cavaillès, il a créé un séminaire d’histoire et de philosophie de la biologie qui fonctionne sans interruption depuis septembre 2003. Plus récemment, il a créé le groupe de travail Haredhol (Hasard/Holisme/Réductionnisme) qui analyse l’impact des modèles probabilistes en biologie sur le débat récurent entre holisme et réductionnisme. Il organise aussi régulièrement des colloques sur des questions de biologie théorique ou d’histoire et philosophie de la biologie.
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Giuseppe Longo

Mathématicien, Giuseppe Longo a consacré récemment ses travaux à l’étude des relations entre mathématiques, informatique et physique, et à l’élaboration de concepts théoriques applicables en biologie. Grâce à nombreuses collaborations et au suivi de quatre thèses (deux soutenues en 2011, en mathématiques-biologie et philosophie-biologie), Longo a comparé l’aléatoire physique (dynamique et quantique) à l’aléatoire algorithmique (voir article), enrichi et appliqué la théorie de la criticité (étendue, voir article) ; a modélisé les rythmes et le temps protensif biologiques dans des variétés bidimensionnelles ( 1er article et 2e article ). L’analyse de la non-calculabilité en logique et en physique, voir article a permis de discuter l’imprédictibilité en biologie, qui se situe, selon les résultats de l’article avec S. Kauffman (voir article), au niveau même de l’espace des phases, en particulier dans notre modélisation de l’évolution à la Gould (voir article). La finalité proprement scientifique de ce travail a des conséquences épistémologiques importantes. Il participe au débat épistémologique sur l’usage de la notion d’information, la mise au jour de ses principes théoriques et de leur évolution possible, sur la base de leurs interactions avec la physique et la biologie. L’analyse conceptuelle des principes de construction vs. principes de preuves, au cœur du livre avec Bailly ( http://www.di.ens.fr/users/longo/), entre mathématiques, physique et biologie, est un enjeu philosophique : elle pose le problème de la construction de connaissance dans ces disciplines, ainsi que de la certification de la preuve.
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Michel Morange

Les recherches de Michel Morange portent depuis plusieurs années sur les transformations des sciences du vivant qui se sont produites au XXe siècle, avec en particulier l’essor de la biologie moléculaire, et sur les enjeux philosophiques de ces transformations.
Ces deux dernières années, dans le cadre des projets développés par le CIRPHLES, Michel Morange a focalisé ses efforts de recherche sur plusieurs thématiques, toutes liées à des interfaces – entre différentes sciences, entre différentes approches au sein d’une même science, entre sciences et philosophie, entre sciences exactes et sciences humaines, etc.

  • La question de l’origine de la vie : différences entre les approches issues de la physique, de la chimie et de la biologie ; retour de la question de la vie et de sa définition.
  • Le développement de la biologie synthétique : sa signification scientifique et philosophique.
  • Les relations entre biologie évolutive et biologie fonctionnelle : les relations au sein du domaine Evo-Dévo ; le problème du vieillissement.
  • Les années 1970 : l’impact du développement de la biologie moléculaire, avec une attention particulière sur l’introduction de cette discipline en France, et la confrontation entre philosophes et biologistes autour des années 1970.

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Caroline Petit

Caroline Petit est biologiste. Elle a travaillé de nombreuses années sur la réplication du virus VIH dans un laboratoire de l’Institut Cochin. Ellecommence une recherche sur l’implication des virus dans la genèse des maladies psychiatriques (particulièrement la schizophrénie). L’intérêt d’une telle étude est de montrer la persistance, mais aussi de suivre les transformations d’un même modèle explicatif pendant plus d’un siècle.

 

 

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