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Penser la catastrophe : Entre nature et politique (2006)

Organisé par : le groupe« 2040 » en collaboration avec le Ciepfc (Département de philosophie, Ecole normale supérieure), l’IHEJ et l’Ecole polytechnique
Date : Vendredi 8 Décembre 2006
Lieu : Salle Dussane-Ecole normale supérieure 45 rue d’Ulm 75005 Paris

 

Argument

Le moment d’aujourd’hui semble être celui non pas seulement de "la" mais des catastrophes, climatiques ou politiques, sociales ou médicales. Cependant, il se peut que cette diversité de catastrophes non seulement nous oblige, plus que jamais, mais nous permette, plus que jamais aussi, de les penser. Tel est en tout cas le défi du présent colloque, issu des travaux d’un groupe interdisciplinaire, qui se propose de lancer ainsi publiquement une réflexion appelée à se poursuivre.

Une catastrophe n’est-elle pourtant par principe un événement absolu ? Non pas un risque un peu plus grand qui ébranlerait un peu plus la vie, et contre lequel il faudrait un surcroît relatif de protection, mais au contraire autre chose qu’un simple risque, qui menace jusqu’à l’existence de la collectivité, de l’espèce ou de la nature, et qui ébranle non seulement l’efficacité de la protection mais sa possibilité et ses principes mêmes, éthiques, juridiques, politiques ?

Mais justement, qu’il y en ait "plusieurs" et la catastrophe deviendra une catégorie générale, celle peut-être de notre présent. Non seulement chacune de ces catastrophes devra être étudiée, et prévenue, voire évitée ! de manière concrète et différente, mais chaque catastrophe impliquera de manière différente, et sans les confondre, la nature et la politique, dans leurs principes, nous obligeant donc, mais nous permettant bien, aussi, d’en tirer la leçon, de les penser.

C’est pourquoi, pour relever ici ce défi, chaque exposé abordera "une" catastrophe, sous un angle double et même triple : celui des faits, celui des modèles (pour la penser), celui des enjeux, notamment éthiques, politiques, historiques.

"Nature" et "Politique" ne désigneront donc pas deux types de catastrophes, même si on traite le matin de catastrophes plutôt "naturelles" : la pandémie, l’alimentation, la technique ou le nucléaire, et l’après-midi plutôt du politique, terrorisme, guerre ou krach économique. Nature et politique seront en fait, de manière à chaque fois différente, deux dimensions présente dans chaque catastrophe, et permettant non seulement de les penser, mais de penser aussi le changement d’époque ou de moment dans lequel, ensemble, elles nous font entrer. C’est ce que tenteront de dégager, après les exposés analytiques, deux tables rondes synthétiques en fin de journée


Programme

9h15 Ouverture : J.P.Dupuy, A. Garapon, F. Worms

9h 30 Frédéric Worms « Pandémie et justice »

10h15 Frédéric Keck « Risque alimentaire et pouvoir des experts »

11h pause

11h15 Alexei Grinbaum « L’aveuglement technologique et le sacré »

12h Jean-Pierre Dupuy « Tchernobyl et l’invisibilité du mal »

12h45 pause-déjeuner

14h Antoine Garapon « Le terrorisme et l’explosion des catégories »

14h45Frédéric Gros « Guerre, intervention et sécurité »

15h30 pause 15h 45 Table ronde animée par Cyrille Begorre-Bret : Vers une généralisation ? Le génocide, le krach, la catastrophe dans la fiction

16h45 pause

17h Table ronde conclusive : Synthèse et perspectives, animée par Benoît Chantre

« Philosophie de l’histoire : de la révolution à la catastrophe »

« Comment politiser la question de catastrophe ? »

« Refaire la société après la catastrophe : les enjeux de sécurité »

 

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