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2007

Séminaire libre

Initiation aux enjeux esthétiques contemporains - Thème de la première année : « pourquoi des concepts »

Atelier proposé par le CIEPFC (Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine) de l’E.N.S. et la Villa Arson (Nice).

Sous la responsabilité de Elie During (CIEPFC / Ecole Nationale des Beaux Arts de Lyon / Ecole d’Art d’Annecy), Patrice Maniglier (CIEPFC) et Joseph Mouton (Villa Arson).

Organisation

Cet atelier-séminaire se propose de fournir aux élèves de l’ENS et d’une manière générale à un public de philosophes, littéraires, étudiants en sciences humaines, une initiation à l’art contemporain, et d’instruire simultanément un lieu de rencontre et de collaboration original entre théorie et art contemporain, l’un et l’autre conçus comme pratiques de la pensée. Si l’art contemporain a en effet profondément transformé la problématique esthétique, c’est qu’il a fait de l’idée une médiation nécessaire pour apprécier une oeuvre. On fera du moins cette hypothèse la première année : les oeuvres d’art ne sont plus seulement à contempler, ce sont des oeuvres qu’on ne peut apprécier que si on les pense. Ce qui, il est vrai, peut vouloir dire bien des choses : c’est précisément à l’exploration de cette diversité des interprétations du syntagme "l’art pense", que sera consacrée cette première année.

Cet atelier-séminaire est organisé en collaboration entre la Villa Arson de Nice et le Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine de l’ENS.

Il se développe dans deux cadres distincts.
- D’une part un séminaire public à l’ENS (Ulm), qui aura lieu une fois par mois. Ce séminaire est public.
- D’autre part, un atelier, qui se réunira lors de trois "week-ends" (vendredi/samedi) de décembre à juin, à la Villa Arson de Nice. Pour participer à l’atelier, il faudra s’inscrire auprès des organisateurs.

1. Le séminaire :

Il proposera une initiation philosophique à l’art contemporain, en réunissant, à chaque fois, une personnalité philosophique d’une part, et un artiste, un critique ou un historien de l’art de l’autre.

Première séance : vendredi 20 octobre à 17h Salle Beckett.

Séance introductive. Intervenants : E. During, E. Duyckaerts, P. Maniglier, J. Mouton

2. Les week-ends

Ils auront deux objectifs concrets : la préparation d’une exposition à Nice présentant le résultat de cette collaboration, et une publication avec les textes et les oeuvres effectuées dans ce cadre (assurée par la Villa Arson).

La Villa Arson prendra en charge le logement des élèves de l’ENS à Nice pendant la durée des week-ends. Les élèves prendront en charge leurs déplcaments.

On trouvera ici une présentation détaillée de l’esprit de ce séminaire-atelier, des besoins auxquels il prétend répondre, ainsi que du thème de la première année.

Présentation

L’atelier « Philosophie et Art contemporain » propose d’instituer un espace d’enseignement, de recherche et de création commun aux "artistes" et aux "théoriciens", en s’installant sur deux sites à la fois, celui de la Villa Arson et celui de l’Ecole normale supérieure.

Créée en 1970, la Villa Arson présente la particularité de réunir en un même lieu (sur les hauteurs de la ville de Nice) une École d’art qui compte parmi les plus réputées en France, un centre d’art ouvert aux échanges internationaux et accueillant des artistes en résidence, enfin et un lieu d’exposition (voir le site http://www.villa-arson.org/).

La rencontre entre plasticiens et philosophes ne se fera ni sur le mode du commentaire et de l’illustration, ni en vue d’une formation spécialisée (en histoire de l’art ou en esthétique), mais sous la forme d’un travail sur des problèmes communs que chacun doit pouvoir explorer avec ses ressources propres. Ces problèmes seront déterminés chaque année en fonction du thème choisi.

Cet atelier aura une vocation à la fois pédagogique et créative. Pédagogique, puisqu’il entend proposer une initiation, pour les élèves de l’ENS, aux pratiques artistiques contemporaines et aux discours théoriques ou critiques dont elles se nourrissent ; et pour les élèves de la Villa Arson, aux démarches philosophiques, avec leurs méthodes et leurs outils spécifiques. Mais créative surtout, puisqu’il s’agit d’aboutir, au terme d’une confrontation et d’un croisement entre des démarches théoriques et pratiques hétérogènes, à une publication annuelle rassemblant les travaux réalisés par les participants (textes, analyses, œuvres, montages visuels ou sonores, etc.).

Argument

Le CIEPFC est particulièrement bien placé pour accueillir un tel projet. En effet, il se propose d’aborder le champ philosophique sous la catégorie du « contemporain », elle-même précisée par trois décisions. D’abord, qu’il y a bien une philosophie vivante, qui continue de se faire, c’est-à-dire de se créer ; ensuite, que cette philosophie est elle-même contemporaine d’autres pratiques créatives dans les domaines des sciences, de la politique ou de l’art ; enfin, qu’elle peut se ressourcer dans une certaine tradition d’écriture qui par défaut fut qualifiée de « française ». Certes, la philosophie « contemporaine » ne se confond pas nécessairement avec l’actualité éditoriale ou médiatique. Mais l’art dit « contemporain » n’est pas non plus l’art d’aujourd’hui ou la mode du jour. Il s’agit plutôt d’un certain régime de nouage entre la pensée et le sensible. C’est à ce régime-là que la philosophie gagnerait à se frotter : tel est du moins le pari de l’atelier. D’autant que c’est précisément à cet art dit « contemporain » qu’on reproche souvent de gagner une légitimité douteuse en se réappropriant certains concepts de la philosophie par le détour d’une « French Theory » qui tient lieu de « boîte à outils » universelle - soulevant ainsi, à travers ce reproche, la question parfaitement légitime de l’efficace des concepts philosophiques dans le champ hétérogène de la pratique artistique. Mais pour poser rigoureusement cette double question (du contemporain et de l’efficacité), il n’y a pas d’autre moyen que de juger sur pièces, en s’interrogeant d’un point de vue concret, en dialogue avec les artistes et ceux qui les forment, sur les manières dont la philosophie peut « se faire » à des pratiques qui n’attendent pas que la philosophie les pense pour la mettre en œuvre, selon ses moyens propres.

Aussi cet atelier se propose-t-il d’éviter deux écueils. La dimension philosophique des pratiques artistiques est trop souvent réduite, dans le discours des artistes eux-mêmes, à une métaphore : on croit qu’il suffit de réunir plusieurs personnes dans un espace pour « interroger » la notion de Communauté, qu’on s’est posé la question du Corps en en maltraitant les représentations ordinaires, etc. Et partout circulent les mots d’« agencement » et de « dispositif » pour qualifier des « installations » qu’on ne veut plus appeler des « œuvres ». A l’inverse, l’idée que se font les philosophes des pratiques artistiques - quand ils ne se contentent pas simplement de les rejeter dans le règne du « n’importe quoi » - se résume le plus souvent, même chez ceux qui font de l’esthétique leur spécialité, à quelques exemples canoniques tirés du grand récit de l’art moderne. On s’efforcera ici d’éviter le double écueil de la glose et du cas d’école.

On fera au contraire le pari qu’il est possible d’articuler ces domaines de manière bien plus opératoire : un travail plastique peut contribuer à débloquer, relancer, approfondir, une construction philosophique - et réciproquement. On s’efforcera donc d’exposer chacun aux contraintes propres que présente le « métier » des autres, dans l’idée que des problèmes communs, qui pouvaient d’abord sembler homonymes, peuvent être non seulement dégagés, mais construits ou reconstruits en commun. On demandera aux artistes de chercher dans la philosophie non pas de simples instruments verbaux les rendant aptes à devancer ou orienter la critique sur leur propre travail, mais des outils spécifiques permettant d’aborder des problèmes à un autre niveau. De même, on ne cherchera pas à ce que les philosophes se forment à l’histoire de l’art du vingtième siècle, mettent les questions traditionnelles du jugement esthétique à l’épreuve de l’art contemporain, ni même se familiarisent avec la démarche critique, mais bien plutôt à ce qu’ils se rendent capables de faire usage dans leur propre entreprise philosophique des pratiques artistiques et des élaborations sur ces pratiques que tentent les artistes eux-mêmes. On s’apercevra que les œuvres elles-mêmes en disent souvent plus long que le bricolage théorique qui les accompagne ; mais on verra peut-être aussi que ce bricolage n’est pas nécessairement un simple habillage de mots assurant à la production artistique une forme de plus-value intellectuelle, et qu’il obéit à des contraintes immanentes, susceptibles de produire des effets théoriques d’un genre particulier. Ce sont de tels passages incertains que le CIEPFC s’est donné pour tâche d’explorer ; c’est sur un d’entre eux que cet atelier se propose de s’installer.

Thème de la première année : « pourquoi des concepts »

Le concept, voilà l’affaire des philosophes, et même leur spécialité si l’on suit Deleuze. Qu’aurait-on à ajouter, sinon que le mot fait précisément l’objet d’emprunts abusifs qu’on doit simplement dénoncer ? Or on sait qu’un courant important des cinquante dernières années s’est fait connaître sous l’appellation d’« art conceptuel » : cette catégorie regroupe des pratiques très diverses et des conceptions parfois diamétralement opposées de la nature même du concept. Doit-on simplement considérer que tout cela est sans rapport avec les problématiques philosophiques qui entourent le concept ? Tout au contraire : à y regarder de plus près, on voit aisément que certaines alternatives qu’on croyait proprement philosophiques y sont non seulement reconduites, mais aussi reconstruites. Ainsi Sol LeWitt, représentant d’une tendance nominaliste ou constructiviste en art, insistait dans ses textes-manifestes sur la différence qui existe entre le « concept » proprement dit et l’« idée », qui n’est pas séparable de l’« implémentation » du concept à travers des procédures. Il définissait par là une voie anti-idéaliste dont on peut suivre les effets dans les œuvres de nombreux artistes. Qu’en est-il aujourd’hui ? A quoi reconnaît-on un concept, et que permet-il de faire ? Ces questions structurent la majeure partie de la création contemporaine à travers un vaste courant qui ne s’est pas désigné lui-même, mais qu’on peut qualifier de « néo-conceptuel ». On peut même penser que le moment présent en art contemporain se partage et se distribue en différentes réponses à la question de l’héritage du « concept » et des problèmes qu’il pose à la création. La question du concept est donc une excellente introduction à l’art contemporain, tant d’un point de vue pédagogique que dans l’optique de cet atelier, celle d’une évaluation et d’une contribution à ce bricolage intellectuel qui caractérise les rapports de l’art contemporain et de la philosophie. Mais que la philosophie procède par concepts (et non par propositions, arguments, ou même analyses sémantiques voire gestes de discours), ce n’est pas là seulement une constatation qu’on pourrait justifier par l’histoire de la philosophie (la question « qu’est-ce que ? »), mais bien une thèse - une thèse liée à une certaine actualité de la création philosophique, de ses acquis et de ses impasses, et qu’on ne peut comprendre qu’en la resituant dans le contexte de ses alternatives. Il s’agit par ailleurs peut-être d’une manière pertinente pour saisir la tradition d’écriture ou de pratique philosophique dont le CIEPFC se revendique. La question du « concept » est donc aussi, pour la philosophie comme pour l’art, la question de sa propre contemporanéité. Elle permet d’entrer dans des textes réputés difficiles, pour les ressaisir dans leur manière de faire de la philosophie, dans leur usinage, et non pas seulement dans les quelques formules censées résumer leur « message » métaphysique. Pour ces différentes raisons, ce thème est donc une bonne manière d’introduire à l’esprit même de l’atelier, qui est de confronter des métiers, à travers des pratiques et des usages singuliers. Pourquoi des concepts ? comment définir les concepts ? comment s’en servir et évaluer leurs effets ? Ces questions s’adressent aux philosophes comme aux artistes. Il ne paraît de mauvaise méthode qu’ils se résignent à les poser ensemble.

Calendrier

1. SEMINAIRE A l’E.N.S. (PARIS)

SEANCE INAUGURALE : VENDREDI 20 OCTOBRE 2006 17h-20h : INTRODUIRE

Intervenants : E. During, P. Maniglier, J. Mouton

45 rue d’Ulm. Salle Beckett

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DEUXIEME SEANCE : JEUDI 23 NOVEMBRE 17h30-20h30 : OUVRIR

Attention : la séance prévue avec Alain Badiou est reportée au 9 mars 2007 à la demande du conférencier.

Joseph Mouton, Elie During et Barbara Formis : Du champ ouvert par Duchamp.

45 rue d’Ulm. Salle Beckett

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TROISIEME SEANCE : VENDREDI 12 JANVIER 2007 17h-20h : PARLER

Anne Bonnin, Pierre Alféri, Claude Imbert : « Le langage et l’art »

45 rue d’Ulm. Salle des Résistants.

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QUATRIEME SEANCE : 9 FEVRIER 2007 17h-20h : AGIR

David Zerbib et Barbara Formis : « Performer un concept, performer la vie »

45 rue d’Ulm. Salle des Résistants.

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CINQUIEME SEANCE : VENDREDI 9 MARS 2007 17h-20h : OUVRIR 2

Alain Badiou : « Marcel Duchamp »

45 rue d’Ulm. Salle des Résistants.

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SIXIEME SEANCE : VENDREDI 20 AVRIL 2007, 17h30-20h : COMPOSER

Sandra Laugier : « Pourquoi pas de concept en philosophie : la méthode de Wittgenstein »

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SEPTIEME SEANCE : 18 MAI 2007 17h-20h : CONCLURE

« L’exposition des idées » : présentation de l’atelier et de ses résultats.

45 rue d’Ulm. Salle des Résistants.


2. ATELIER A LA VILLA ARSON (NICE)

PREMIER WEEK-END A NICE : VENDREDI 15 DECEMBRE / SAMEDI 16 DECEMBRE : L’HERITAGE DU CONCEPTUEL

Vendredi 15 décembre, 17h : Victor Burgin : « La responsabilité de l’artiste »

Samedi matin : Premier atelier de « L’exposition des idées ».

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DEUXIEME WEEK-END : VENDREDI 26 JANVIER 2007 / SAMEDI 27 JANVIER 2007 : ENONCES.

Laurent Jeanpierre et Fulvia Carnevale

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TROISIEME WEEK-END : VENDREDI 23 MARS 2007 / SAMEDI 24 MARS 2007 : PERFORMANCES

Christophe Kihm

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QUATRIEME WEEK-END : VENDREDI 4 MAI 2007 / SAMEDI 5 MAI 2007 : PRATIQUES

Dominique Figarella et Catherine Perret.

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SEMAINE D’INSTALLATION : FIN JUIN

« L’EXPOSITION DES IDEES » peut être visitée du 29/06/2007 au 30/07/2007 à la Villa Arson (Nice), 20 av. Stephen Liégeard, 14h-19h (sauf le mardi).

Une émission documentant les activités du séminaire sur l’ensemble de l’année sera diffusée le 29 août à 22h15 sur France Culture.

Bibliographie

Nous proposons ici une bibliographie pour préparer les séances du séminaire Philosophie et Art Contemporain

Nous recommandons par ailleurs aux édutiants qui souhaitent se tenir informés de la scène artistique contemporaine, et de ses discours, de se rendre au séminaire organisé par P. Falguières et E. Lebovici à l’EHESS, "Something you should know : artistes et producteurs aujourd’hui".

REFERENCES INTRODUCTIVES

- L’art en théorie, 1900-1990 : une anthologie, édité par Charles Harrison et Paul Wood, Hazan, 1997.

- Art Conceptuel I, Capc Musée d’art contemporain de Bordeaux, 1988 (Art&Language, Robert Barry, Hanne Darboven, On Kawara, Joseph Kosuth, Robert Morris, Lawrence Weiner)

- Tony Godfrey, L’art conceptuel, Phaidon, 2002.

- Paul Wood, Conceptual art, Tate Publishing, 2002.

SEANCE INAUGURALE : VENDREDI 20 OCTOBRE 2006 17h-20h : INTRODUIRE

- Elie During, « Sol LeWitt : le concept et l’intuition », in Sol LeWitt : L’image de la pensée - The image of thought, Vence, Chateau de Villeneuve - Fondation Emile Hughes, 2002.

- Elie During, « Propositions, procédures, projectiles », in 72 (projets pour ne plus y penser), Frac Marseille, 2004.

- Patrice Maniglier, « Du conceptuel dans l’art et dans la philosophie en particulier », in Fresh Théorie II, Léo Scheer, 2006.

- Joseph Mouton, Sois artiste, Aubier, 1994.

- Joseph Mouton, Misère de Dieu, Aubier, 1996.

- Joseph Mouton, Le projet sombr’héros, Voix Editions, 2005.

DEUXIEME SEANCE PARIS : JEUDI 23 NOVEMBRE 17h30-20h30 : OUVRIR (Duchamp 1)

De Duchamp :

- Marcel Duchamp, Du champ du signe, Garnier-Flammarion.

- Marcel Duchamp, Notes, Garnier-Flammarion.

- Marcel Duchamp, Entretiens avec Pierre Cabane, Belfond, 1967 (rééd. Somogy, 1995)

- Marcel Duchamp, « Qu’est-ce qu’un acte créatif ». Cf http://members.aol.com/mindwebart3/marcel.htm

Sur Duchamp :

- Jean Clair, Marcel Duchamp ou le grand fictif, Galilée, 1975.

- Thierry de Duve, Au nom de l’art. Pour une archéologie de la modernité, Minuit, 1989.

- Thierry de Duve, Résonances du readymade. Duchamp entre avant-garde et tradition, Chambon, 1989 (rééd. Hachette, 2006).

- Jean-François Lyotard, Les transformateurs Duchamp, Galilée, 1977.

- Catherine Perret, Le manieur de gravité, Centre National de Documentation Pédagogique, 1998.

- Catherine Perret, Les porteurs d’ombre, Belin, 2004.

- Tout fait, The Marcel Duchamp Studies Online Journal : http://www.toutfait.com/

Sur Badiou :

- Alain Badiou, Petit manuel d’inesthétique, Le Seuil, 1998

- Alain Badiou, Le Siècle, Seuil, 2005.

- « Le 21e siècle n’a pas commencé » (Alain Badiou), Art Press, n°310, mars 2005.

Textes des intervenants :

- Barbara Formis, « Evénement et ready-made : le retard du sabotage », in Ecrits autour de la pensée d’Alain Badiou, Paris, L’Harmattan, 2007 (Bruno Besana et Oliver Feltham dir.).

- Elie During, « Prendre l’époque au lacet (à l’occasion de Duchamp) », L’inactuel, n°13, janvier 2006.

PREMIER WEEK-END A NICE : VENDREDI 15 DECEMBRE / SAMEDI 16 DECEMBRE : L’HERITAGE DU CONCEPTUEL

Vendredi 15 décembre, 17h : Victor Burgin : « La responsabilité de l’artiste »

Sur Victor Burgin :

- Bibliographie et iconographie complètes : http://www.egs.edu/faculty/victorbu...

- Victor Burgin, Thinking photography, Mac Millan Press, 1986.

- Victor Burgin, In-different places, Berkeley, University of California Press, 1996.

- Victor Burgin, Passages, Musée d’art moderne de la communauté urbaine de Lille, 1991.

- « Any Moment » (1970) : http://www.ubu.com/concept/burgin_m...

- « To Avoid Any Essentialist Idea Of "The Artist" » (entretien) : http://www.ideamagazine.ro/index.ph...

Samedi matin : Premier atelier de « L’exposition des idées ».

Bibliographie sur la problématique de l’exposition en général :

A venir

TROISIEME SEANCE PARIS : VENDREDI 12 JANVIER : PARLER

A venir

DEUXIEME WEEK-END A NICE : VENDREDI 26 JANVIER / SAMEDI 27 JANVIER : ENONCES.

Laurent Jeanpierre : "Quelques régimes d’énoncés dans le régime esthétique des arts"

La poésie comme les arts plastiques modernes témoignent de multiples tentatives de faire jouer les mots et les énoncés dans l’espace des œuvres. On présentera ici quelques-uns de ces usages, soit à travers des théories du langage permettant de réfléchir sur le statut des énoncés dans l’art, soit à travers des pratiques artistiques de production d’énoncés dont on essaiera de montrer la philosophie du langage sous-jacente. Nous nous concentrerons sur la conjoncture des années 1960-1970 où se sont multipliées à la fois les œuvres plaçant des énoncés en leur centre et les conflits à l’intérieur des théories du langage. Une confrontation entre les pratiques situationnistes de détournement et de « directives » et la théorie deleuzo-guattarienne des « mots d’ordre » et des « mots de passe » sera notamment orchestrée.

- B. Donné, « Ne révélez jamais » dans Yan Ciret (dir.), Figures de la négation. Avant-gardes du dépassement de l’art, Paris-Musées/Art of This Century/Musées d’Art Moderne Saint-Étienne Métropole/LimitesLtd. Éditions, 2004 , p. 27-29.

- G. Deleuze, F. Guattari, « 20 Novembre 1923 - Postulats de la linguistique » dans Mille Plateaux, Paris, Minuit, 1980, pp. 95-139.

- G. Deleuze, F. Guattari, Kafka. Pour une littérature mineure, Paris, Minuit, 1975.

- M. Foucault, « Ceci n’est pas une pipe », Dits et Écrits, vol. I, Paris, Gallimard, coll. « Quarto », pp. 663-678.

- L. Jeanpierre, "Retournements du détournement", Critique, numéro spécial « Copier, voler : les plagiaires », 663-664, août-septembre 2002, pp. 645-659.

- L. Jeanpierre, « Sans se payer de mots », 02, Dossier « Words, Words, Words », 38, été 2006, pp. 20-21 (à propos de Claire Fontaine).

- J. Rancière, L’espace des mots - De Mallarmé à Broodthaers, Nantes, Musée des beaux-arts de Nantes, 2005.

- G. Wolman, Défense de mourir, Paris, Allia, 2001.

Fulvia Carnevale : "À propos du collectif Claire Fontaine"

L’intervention aura pour objet une présentation analytique des principaux nœuds conceptuels qui structurent et entravent à la fois le travail de Claire Fontaine. Une attention particulière sera accordée au statut du langage écrit dans les différentes réalisations. L’impact visuel de la lettre éclairée ainsi que celui de la lettre brûlée sont censés renvoyer à des tonalités politiques différentes. L’usage du texte en tant que travail plastique dans l’économie des installations, ainsi que les problématiques de la traduction feront objet d’un court approfondissement ainsi que le problème de la « valeur d’usage de la culture » tel qu’il se pose dans le champ de l’art contemporain. Les notions de « subjectivation » et de « résistance » seront aussi analysées dans la tentative d’explorer l’espace entre l’esthétique et la politique. L’organisation entre le verbal et le visuel qui se situe à cette frontière sera abordée pour montrer l’ineffectivité du paradigme habituel de l’illustration - sous-entendu dans nombreux projets d’exposition.

- W. Benjamin, "L’auteur comme producteur", in Essais sur Brecht, Paris, La Fabrique, 2003.

- M. Foucault, "Qu’est-ce que les Lumières ?" in Dits et Ecrits, vol IV, Paris, Gallimard, 1994.

- La Libreria delle donne di Milano, Non credere di avere dei diritti, Turin, Rosenberg & Selliers, 1987.

- J. Rancière, Le partage du sensible, Paris, La Fabrique, 2000.

QUATRIEME SEANCE PARIS : 9 FEVRIER 2006 : AGIR

Aspects historiques :

- Hors limites. L’art et la vie 1952-1994, catalogue d’exposition, Musée National d’Art Moderne, Paris, Centre Georges Pompidou, 1994.

- RoseLee Goldberg, La Performance, du futurisme à nos jours, Paris, Thames & Hudson, 2001.

- Allan Kaprow, L’art et la vie confondus, textes réunis par Jeff Kelley, Editions du Centre Georges Pompidou, Paris, 1996.

Aspects critiques :

- Performance, Textes et Documents, actes du colloque « Performance et multidisciplinarité : postmodernisme », Montréal, Ed. de la revue Parachute, 1981.

- Peggy Phelan, Unmarked : The Politics of Performance, Londres, Routledge, 1993.

TROISIEME WEEK-END : VENDREDI 23 MARS / SAMEDI 24 MARS : PERFORMANCES

CINQUIEME SEANCE PARIS : VENDREDI 9 MARS : DUCHAMP 2 (Alain Badiou)

voir plus haut

SIXIEME SEANCE PARIS : VENDREDI 20 AVRIL 2006 : COMPOSER

QUATRIEME WEEK-END : VENDREDI 4 MAI 2006 / SAMEDI 5 MAI 2006 : PRATIQUES

- Dominique Figarella, Edition Le Quartier - ESBAMA, 2005.

- Catherine Perret, « La peinture en pratique Andy Sport », in Dominique Figarella, op. cit.

- Dominique Figarella, « Entretien avec Dominique Abensour », in Dominique Figarella, op. cit.

- Dominique Figarella, « Propos sur la pratique » et « Conduire une expérience », in « Pratiques abstraites », Rue Descartes, n° 16, Editions CIPh/PUF, Paris, 1997.

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