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Les moralistes français dans la philosophie allemande

14 Juin 2011, Journée d’études, Maison Suger, 16-18 rue Suger, 75006 Paris


 Institut d’Etudes Avancées - Paris

Organisée par Matteo V. d’Alfonso - Institut d’Etudes Avancées - Paris, en collaboration avec le Centre de Recherche sur les Relations entre Littérature, Philosophie et Morale de l’ENS -Ulm et l’équipe Etats-Sociétes-Religions de l’Université de Versailles-Saint-Quentin

Depuis quelques années, les moralistes français ont acquis plus de visibilité dans les études à la fois littéraires et philosophiques. Alors qu’on les considérait souvent comme des figures marginales de la réflexion morale, on a commencé à redécouvrir leur façon de critiquer les mœurs contemporaines, pour sa valeur exemplaire de démystification du discours moral, qui se nourrit en particulier d’une écriture spécifique, préférant la forme apophtégmatique à celle traditionnelle du traité. C’est bien évidemment pour cette raison que les recherches philosophiques et littéraires se croisent. Mais pour ce qui est de reconnaître la contribution apportée à la morale par les œuvres de Montaigne, La Rochefoucauld, La Bruyère ou Chamfort, il faut souligner que ce sont aujourd’hui les philosophes qui sont en retard par rapport aux littéraires. Dans le passé au contraire, et notamment dans une partie de la tradition philosophique allemande, on a considéré la finesse de l’observation humaine offerte par le moralistes français comme une véritable source de renseignements sur le comportement humain en société, aussi bien que comme l’application d’une méthode originale pour exercer la critique des mœurs.
Dans cette Journée d’études, on envisage de dresser un premier portrait des études antérieures et en cours portant sur la réception de la tradition moralistico-littéraire française en Allemagne depuis Kant. C’est en regard de la rupture kantienne avec toutes les philosophies morales antérieures, et notamment de sa volonté de fonder la morale a priori, que les moralistes français du siècle précédent ont pu recevoir une attention croissante en tant que représentants d’une quête morale alternative.

Programme - 14 Juin 2011, 9.15 – 17.30

9.15 – 12.30
Modératrice Barbara Carnevali (Université de Vercelli, Piémont oriental)

Stefano Bacin (Université Gœthe - Francfort), How much theory does morality need ? Kant vs. the French moralists

Marco Bazzan (Université de Toulouse Le Mirail), Les enjeux de la critique au moralisme de Rousseau chez Fichte

Matteo V. d’Alfonso (IEA - Paris), Arthur Schopenhauer : du métaphysicien allemand au moraliste européen

14.15 – 16.15
Modérateur Christian Sommer (ENS - Paris)

Olivier Ponton (ITEM/ENS - Paris), Nietzsche, Montaigne et l’art de ménager sa volonté

Arnaud François (Université de Toulouse Le Mirail), L’écriture moraliste comme forme-contenu : les exemples d’Adler, Nietzsche et Sartre

16.30 – 17.30
 Modérateur Matteo d’Alfonso (IEA-Paris)

Table ronde : "Les moralistes, entre littérature et philosophie"
Emmanuel Bury (UVSQ - Versailles), Barbara Carnevali (Université de Vercelli, Piémont oriental), Jean-Charles Darmon (ENS-Paris).

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