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Yves Chaumette, Du ternaire au binaire, et réciproquement (un exemple)

1. Du binaire au ternaire pour élargir l’espace

Suivant la Chromodynamique quantique, l’antinomie Noir – Blanc peut s’ouvrir à une nouvelle dimension en passant à la couleur (RVB). On peut donner à celle-ci un sens général qui concerne, non l’œuvre en elle-même, mais le rapport à l’œuvre. Alors Vert dénote le devenir, l’évolution ; Bleu : la variance, la latéralité ; Rouge : la fondation, le type, l’inscription transverse. Ces nuances se lisent en mathématiques, sur les schémas et sur les textes.

2. Du ternaire au binaire pour intégrer le mouvement

Comme l’ont noté Bailly & Longo, la science décrit des transformations entre deux états supposés définis.Pour intégrer le mouvement dans la pensée (Bergson), il est utile de passer à la tendance ou force. La perception (sans sujet ni objet) se modélise par une spire = une boucle ouverte sans extrémités définies. L’objet se définit alors comme l’invariant dans un cône (selon la démarche de Kant).

3. Du binaire au ternaire pour poser

La perception (binaire) est une interface, une visée. Elle se projette sur des objets se définissant (action modélisée par une boucle), l’autre pôle de cette interface –l’expectative de la visée - est une valeur, question ou grandeur, notions regroupées sous le terme pôle -archétype. Ces pôles jouent différemment dans la négation et suivent un mouvement de pulsation.

Ainsi se dessine un ternaire entre action, perception et pôle, mais ce ternaire concerne trois ordres de choses différents et non plus une transformation.

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