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École Mamuphi de musique 2011-2012

5 mai 2012 : Dimitri Kerdiles, Dérive I de Pierre Boulez et l’opus 33a d’Arnold Schoenberg : l’indéterminé au cœur de l’œuvre sérielle, ENS-Paris, 15h

Un samedi après-midi par trimestre (15h à 18h)
à l’École normale supérieure
45, rue d’Ulm - Paris V

Organisateurs : Antoine Bonnet, Rennes/Cirphles et François Nicolas Ens-Cirphles

—  Samedi 5 novembre 2011 : La chute d’Icare pour clarinette et 
petit ensemble (1988) de Brian Ferneyhough, par François Nicolas

—  Samedi 4 février 2012 : Allegro Sostenuto pour clarinette, 
violoncelle et piano (1988) de Helmut Lachenmann, par Antoine Bonnet

—  Samedi 5 mai 2012 :
Dimitri Kerdiles - Dérive I de Pierre Boulez et l’opus 33a d’Arnold Schoenberg : l’indéterminé au cœur de l’œuvre sérielle

Si la notion d’idée musicale émerge dans les écrits de Pierre Boulez au tournant des années 1980, elle fut déjà l’objet d’une profonde réflexion de la part d’Arnold Schoenberg, qui la définissait d’abord comme une relation purement musicale entre sons. Sur cette base, nous soumettrons Dérive 1 (1984) à une étude visant à rendre compte des différentes relations musicales qui la constituent ainsi que des procédés sur lesquels celles-ci reposent. Nous mettrons alors au jour les enjeux propres de cette pièce et les problématiques qu’elle soulève.

Ceux-ci seront surtout révélés par une confrontation avec le Klavierstück opus 33a (1928) de Schoenberg, qui nous permettra de dresser une certaine généalogie, notamment autour de la récupération d’un contrôle de l’harmonie par les moyens sériels. L’analyse de
leurs divergences, quant à la forme et l’action de cette tentative sur la perception de l’œuvre, nous permettra de montrer que sous cette question se dessine une dialectique, fondamentale pour le XXe siècle, entre l’indétermination et l’écriture. Nous verrons alors que ces deux pièces marquent les frontières extérieures d’une situation esthétique représentée par l’œuvre ouverte.

A partir de leur position respective, nous montrerons enfin que Schoenberg rend musicalement compte d’une certaine « fin de la métaphysique » annoncée par Heidegger, tandis que, avec Dérive, Boulez semble rejoindre Badiou pour décréter la « fin de toutes les fins » et ajouter ainsi un point à la « constellation affirmative ».

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